... ainsi que mon envie de blogger, qui avait, bizarrrement, disparu.
Ou peut-être que je n'avais, tout simplement, pas le temps.
Quelques concerts récents m'ont, au choix donné envie de tout arrêter, ou de ne jamais lâcher l'affaire.
Il est quand même étrange de passer, en trois jours, d'un gig en 1ère partie de Gaëtan Roussel au Cirque d'Amiens à une prestation intense mais très mal perçue dans un bar à Beauvais.
M'enfin.
Je me plante souvent, quand même.
Du coup je me terre chez moi, en solitaire dans ma pièce à musique et je compose des trucs, ça s'accumule même pas mal.
Faudrait que je pense à mettre en ligne, tiens.
"Notre page", "5. A tes lèvres", "Un tour de piste", "Stay 4 the night", "The ocean", et plein d'autres, c'est un peu mes enfants et ils crèvent de voir la lumière du soleil.
Je donnerais cher pour les faire monter sur scène, aussi.
Mais y a du taf avant.
Tiens, pour finir, voici 2 liens : cliquez dessus, devenez fans de Gush sur Facebook et "likez" les vidéos en question, je vous en saurai gré !
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lundi 1 novembre 2010
lundi 27 septembre 2010
samedi 4 septembre 2010
Les soirées parisiennes.
(je déconseille la suite aux âmes sensibles. Ceci est une description d'une soirée dans les tréfonds, les soubassements de l'âme Humaine. J'ai volontairement maquillé certains noms).
Il est 22h. Avec Jean-Gui, on arrive sur les lieux, exhibant fièrement à l'entrée du Pavillon Royal nos invits.
ça pue le riche ici, le mec qu'a jamais trimé à l'usine, ça sent l'avocat, l'école de commerce, le gel et la coke.
Les meufs ont toutes des minijupes en cuir, enfin j'ai cette impression tenace pendant environ 20 minutes.
Jean-Gui se dirige vers le bar, ok on va prendre un verre, histoire de rentrer doucement dans le bain, enfin dans l'océan quoi.
Effectivement on est en pleine mer, la nuit, et c'est infesté de requins. J'ai le vertige, y a personne comme nous ici.
Bastien vient me parler, il me regarde depuis quelques minutes déjà, mais j'avais l'impression qu'on s'évitait du regard et qu'il allait en être ainsi jusqu'à la fin de la soirée, mais non apparemment il a quelque chose d'important à me dire.
"J'arrête pas d'écouter la chanson que tu as écrite, faut vraiment qu'on bosse ensemble tu sais. On se fait un déj' quand ?"
Ses yeux ressemblent à des billes noires. Le squale. Moi, je reste peinard dans ma cage aquatique.
"Ben écoute, je suis flatté. Quand tu veux !"
Il me fait un signe étrange de la main, et s'éloigne.
Jean-Gui discute avec une fille blonde qui ressemble à la chanteuse des Plasticines en moins connue.
J'en profite pour aller aux toilettes pisser un coup.
Putain, ça glisse dans les gogues, et je préfère pas savoir pourquoi.
Je me plante, je me dirige vers les femmes, je pousse la porte, et là vision d'horreur ces cons ont oublié de fermer à clé, et je me tape donc la vision du chanteur des Neest en train de se faire sodomiser vigoureusement par son DA.
Merde !
Du coup j'urinerai plus tard.
J'en profite pour faire le tour du propriétaire, la "party" se célébrant sur plusieurs salles dédiées.
Des hôtesses proposent des boissons énergétiques, et j'ai envie de dire : pourquoi pas ?
Je me laisse donc tenter, et je dois avouer que ça revigore pas mal, pour le coup.
Jean-Gui tape le bout de gars avec Jessica, pour qui j'avais essayé d'écrire plusieurs trucs, essuyant après pas mal d'essais un vent phénoménal. J'arrive, détruisant d'un coup d'un seul leur intimité naissante, et elle me tape la bise, bronzée et dynamique à mort : "Comment tu vas, Chris ? ça fait super plaisir de te voir !"
Elle assure grave.
On parle pas des chansons et de l'échec calamiteux qui m'a miné en juillet.
En fait j'écoute même pas ce qu'elle dit et je me barre comme un malpropre, sans même qu'ils le remarquent.
Ensuite je me souviens qu'on a dansé sur des groupes cool à la mode que les filles kiffent, que des stagiaires sont venus me parler de la Nouvelle Star, que ça m'a fait chier, je me souviens de discussions stériles qui m'auraient foutu la pêche y a un an.
Mais depuis j'ai changé, et pas eux.
Il est 5h et je dois prendre le premier train, baby.
Il est 22h. Avec Jean-Gui, on arrive sur les lieux, exhibant fièrement à l'entrée du Pavillon Royal nos invits.
ça pue le riche ici, le mec qu'a jamais trimé à l'usine, ça sent l'avocat, l'école de commerce, le gel et la coke.
Les meufs ont toutes des minijupes en cuir, enfin j'ai cette impression tenace pendant environ 20 minutes.
Jean-Gui se dirige vers le bar, ok on va prendre un verre, histoire de rentrer doucement dans le bain, enfin dans l'océan quoi.
Effectivement on est en pleine mer, la nuit, et c'est infesté de requins. J'ai le vertige, y a personne comme nous ici.
Bastien vient me parler, il me regarde depuis quelques minutes déjà, mais j'avais l'impression qu'on s'évitait du regard et qu'il allait en être ainsi jusqu'à la fin de la soirée, mais non apparemment il a quelque chose d'important à me dire.
"J'arrête pas d'écouter la chanson que tu as écrite, faut vraiment qu'on bosse ensemble tu sais. On se fait un déj' quand ?"
Ses yeux ressemblent à des billes noires. Le squale. Moi, je reste peinard dans ma cage aquatique.
"Ben écoute, je suis flatté. Quand tu veux !"
Il me fait un signe étrange de la main, et s'éloigne.
Jean-Gui discute avec une fille blonde qui ressemble à la chanteuse des Plasticines en moins connue.
J'en profite pour aller aux toilettes pisser un coup.
Putain, ça glisse dans les gogues, et je préfère pas savoir pourquoi.
Je me plante, je me dirige vers les femmes, je pousse la porte, et là vision d'horreur ces cons ont oublié de fermer à clé, et je me tape donc la vision du chanteur des Neest en train de se faire sodomiser vigoureusement par son DA.
Merde !
Du coup j'urinerai plus tard.
J'en profite pour faire le tour du propriétaire, la "party" se célébrant sur plusieurs salles dédiées.
Des hôtesses proposent des boissons énergétiques, et j'ai envie de dire : pourquoi pas ?
Je me laisse donc tenter, et je dois avouer que ça revigore pas mal, pour le coup.
Jean-Gui tape le bout de gars avec Jessica, pour qui j'avais essayé d'écrire plusieurs trucs, essuyant après pas mal d'essais un vent phénoménal. J'arrive, détruisant d'un coup d'un seul leur intimité naissante, et elle me tape la bise, bronzée et dynamique à mort : "Comment tu vas, Chris ? ça fait super plaisir de te voir !"
Elle assure grave.
On parle pas des chansons et de l'échec calamiteux qui m'a miné en juillet.
En fait j'écoute même pas ce qu'elle dit et je me barre comme un malpropre, sans même qu'ils le remarquent.
Ensuite je me souviens qu'on a dansé sur des groupes cool à la mode que les filles kiffent, que des stagiaires sont venus me parler de la Nouvelle Star, que ça m'a fait chier, je me souviens de discussions stériles qui m'auraient foutu la pêche y a un an.
Mais depuis j'ai changé, et pas eux.
Il est 5h et je dois prendre le premier train, baby.
mardi 31 août 2010
You can't always get what you want.
Cet été m'a tué.
Je me suis cogné, ma tête s'est fracassée sur l'autel du Dieu Musique.
On me parle comme à un chien, et je ne dis mot, mais je crains le jour où je vais enfin réagir.
Septembre arrive, et je vais devoir retourner dans le noir tunnel routinier, m'enfoncer dedans jusqu'au cou.
Je compose et j'écris comme un dératé, avec l'énergie du désespoir, mais le coeur n'y est pas. Qui sait, d'ici quelque temps, j'aimerai peut-être ces chansons semi-ratées - peut-être même qu'elles deviendront mes préférées et que les autres seront jalouses d'elles, comme on peut aimer des enfants fragiles et conçus dans la douleur.
Je dois me ressaisir : le 18 septembre, concert à Albert (80), je vous glisse le visuel bientôt ici-même.
Et puis Marseille, le 25, mais on en reparlera.
Je me suis cogné, ma tête s'est fracassée sur l'autel du Dieu Musique.
On me parle comme à un chien, et je ne dis mot, mais je crains le jour où je vais enfin réagir.
Septembre arrive, et je vais devoir retourner dans le noir tunnel routinier, m'enfoncer dedans jusqu'au cou.
Je compose et j'écris comme un dératé, avec l'énergie du désespoir, mais le coeur n'y est pas. Qui sait, d'ici quelque temps, j'aimerai peut-être ces chansons semi-ratées - peut-être même qu'elles deviendront mes préférées et que les autres seront jalouses d'elles, comme on peut aimer des enfants fragiles et conçus dans la douleur.
Je dois me ressaisir : le 18 septembre, concert à Albert (80), je vous glisse le visuel bientôt ici-même.
Et puis Marseille, le 25, mais on en reparlera.
dimanche 22 août 2010
On me pompe.
Ouais dur, l'Etat est dur.
Comme du roc.
Comme du béton.
Il pompe grave les honnêtes gens, qui cherchent à s'en sortir.
Pourquoi je suis pas dealer, bordel ? A refiler le cacheton à des gamins.
Au lieu de quoi je bosse partout où je peux, puis l'été je reste pantois comme un idiot à travailler mes trucs sans prendre l'air, ensuite à la rentrée je paie de lourds impôts dégueulasses envoyés par des crétins qui doivent sortir le vendredi soir dans des pubs débiles où des groupes de merde jouent des reprises millimétrées.
Ou pire, ces fonctionnaires écoutent le dernier méfait des Enfoirés dans leur caisse.
Bon, coup de gueule terminé, de toute façon ça sert à rien et ça fait loser.
I'm a loser baby, so why don't you kill me ?
Mes chansons me démangent, j'ai des mélodies dans la tête tout le temps, qui me rendent fou.
Je crois que je suis aliéné.
Si rien de ce que je fais n'aboutit, promets-moi de m'enfermer, ou de me bourrer de cachetons.
Va chez le dealer, bébé.
Comme du roc.
Comme du béton.
Il pompe grave les honnêtes gens, qui cherchent à s'en sortir.
Pourquoi je suis pas dealer, bordel ? A refiler le cacheton à des gamins.
Au lieu de quoi je bosse partout où je peux, puis l'été je reste pantois comme un idiot à travailler mes trucs sans prendre l'air, ensuite à la rentrée je paie de lourds impôts dégueulasses envoyés par des crétins qui doivent sortir le vendredi soir dans des pubs débiles où des groupes de merde jouent des reprises millimétrées.
Ou pire, ces fonctionnaires écoutent le dernier méfait des Enfoirés dans leur caisse.
Bon, coup de gueule terminé, de toute façon ça sert à rien et ça fait loser.
I'm a loser baby, so why don't you kill me ?
Mes chansons me démangent, j'ai des mélodies dans la tête tout le temps, qui me rendent fou.
Je crois que je suis aliéné.
Si rien de ce que je fais n'aboutit, promets-moi de m'enfermer, ou de me bourrer de cachetons.
Va chez le dealer, bébé.
mardi 10 août 2010
Plus le même.
Je touche rarement ma guitare ces temps-ci, et pourtant je pense toujours autant à la musique.
Mais quelque chose est mort en moi au début de l'été.
Et je me sens tout drôle, certainement comme un lézard qui vient d'opérer sa mue.
Seulement je n'ai aucune idée de ce que je suis en train de devenir.
Pire, ma mutation me terrifie.
Dijon c'était cool, système D, piano, des projets bizarres, la piscine froide.
Entre ça et le Sud, beaucoup de tentatives avortées, puis d'autres menées à bien et broyées sur l'autel du refus.
Comme la vague.
Irrésolue.
Le Sud, ensuite, donc, très bien.
Le ciel, la mer, la scène.
Puis retour aux projets.
Mon album est prêt, mais il s'éloigne déjà, les chansons ne m'appartiennent plus, elles sont à celui que j'étais avant ma mue.
Remarquez, ça me parle encore, je n'ai pas totalement changé.
C'est peut-être ça qui me fait peur.
Mais quelque chose est mort en moi au début de l'été.
Et je me sens tout drôle, certainement comme un lézard qui vient d'opérer sa mue.
Seulement je n'ai aucune idée de ce que je suis en train de devenir.
Pire, ma mutation me terrifie.
Dijon c'était cool, système D, piano, des projets bizarres, la piscine froide.
Entre ça et le Sud, beaucoup de tentatives avortées, puis d'autres menées à bien et broyées sur l'autel du refus.
Comme la vague.
Irrésolue.
Le Sud, ensuite, donc, très bien.
Le ciel, la mer, la scène.
Puis retour aux projets.
Mon album est prêt, mais il s'éloigne déjà, les chansons ne m'appartiennent plus, elles sont à celui que j'étais avant ma mue.
Remarquez, ça me parle encore, je n'ai pas totalement changé.
C'est peut-être ça qui me fait peur.
jeudi 8 juillet 2010
Je m'enlaidis et c'est cool.
ça fait 2 semaines sans le truc, bizarre mais je sens davantage mes pieds dans le sol, la connexion quoi.
Tardif, mais sympa le sentiment.
A côté de ça, mauvais choix il y a un an. Peut-être ?
Attendons un peu avant de nous prononcer plus avant à ce sujet, mais je le sens bizarre.
Je me plonge de fait dans des intégrales, des bouquins passionnés, je me laisse subjuguer, j'observe, essayant de défier la jalousie, de m'interdire d'être frustré.
J'emmagasine, j'éponge.
ça ressortira, comment j'en sais rien encore.
Je compose, j'écris, en silence, pour qui pour quoi j'en sais rien non plus, je change mes méthodes, je me bouscule, je bois du café la nuit en crevant de chaud, je simplifie tout en gardant mon amer intérêt pour les septièmes.
Simple mais pas si simple.
Il faut salir.
Tardif, mais sympa le sentiment.
A côté de ça, mauvais choix il y a un an. Peut-être ?
Attendons un peu avant de nous prononcer plus avant à ce sujet, mais je le sens bizarre.
Je me plonge de fait dans des intégrales, des bouquins passionnés, je me laisse subjuguer, j'observe, essayant de défier la jalousie, de m'interdire d'être frustré.
J'emmagasine, j'éponge.
ça ressortira, comment j'en sais rien encore.
Je compose, j'écris, en silence, pour qui pour quoi j'en sais rien non plus, je change mes méthodes, je me bouscule, je bois du café la nuit en crevant de chaud, je simplifie tout en gardant mon amer intérêt pour les septièmes.
Simple mais pas si simple.
Il faut salir.
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