Le son de la vie, tumultueux.
Je ne suis pas d'ici, je ne suis nulle part à ma place.
Je suis allé trop loin dans mes obsessions, le temps a passé et a fait son oeuvre.
Sur la psyché et le corps.
Spirale autodestructrice qui me casse les couilles, et qui surtout ne m'a pas mené bien loin.
La musique panse mes plaies, mais elle me fait beaucoup de mal aussi.
Enfin, pas la musique mais la façon dont je la conçois : INVESTISSEMENT TOTAL.
Le truc qui te ronge l'âme 24h/24.
Jusqu'à ce que je reclaque.
Le calme plat me terrifie dans ce domaine. Oh, il y a bien un concert au Bus Palladium fin juillet, et une pelletée de chansons sur lesquelles je travaille en ce moment (ça me permet d'avoir l'esprit occupé) mais le projet n'avance pas des masses.
Je me demande si j'ai fait les bons choix, à certains moments déterminants j'avais peut-être la tête ailleurs, qui sait.
Je l'ai toujours eue ailleurs.
samedi 3 juillet 2010
mercredi 2 juin 2010
Vu d'ici je crève.
Fragilisé par le manque de concerts, je me terre chez moi, ne sortant
que pour aller travailler et gagner ainsi ma croûte, qui est avalée
directement par la Machine à Broyer, sans même passer par mes mains.
Je pense à tout arrêter, mais tu es là, Ombre suspecte et non pas Onde
sensuelle.
Toute la différence entre la working class et les fils de.
Tu me chuchotes que je n'ai peut-être pas tout essayé, même si je
pense l'inverse.
Des années à envoyer du disque partout.
Je crois même que j'ai envoyé des cassettes, c'est vous dire combien
d'années je me suis accroché.
Les premiers accords, les groupes de reprises, les premières compos sur le magnétophone, les premiers groupes avec les potes et les bières dans le local de répet, les premiers concerts où l'on gerbe avant de monter sur scène, les engueulades à cause des petits egos enflés, les premiers splits, l'euphorie de jouer plusieurs fois par semaine, l'alcool, l'obsession maniaque, appeler les programmateurs, les rappeler, la première fois en studio, douloureuse, où l'on se remet complètement en question, en ressortir plus fort avec l'Objet, les premières chroniques sur le net et dans la presse, les groupes parallèles, les beaux moments et les amitiés nées grâce à la musique, les EPs autoproduits, les albums maudits, la route, la route et encore la route, dormir sur la moquette, aller distribuer ses disques chez les majors et les indés, les premières parties formatrices, la télé.
Un beau jour on doit rendre les gants.
Et se laisser mourir.
que pour aller travailler et gagner ainsi ma croûte, qui est avalée
directement par la Machine à Broyer, sans même passer par mes mains.
Je pense à tout arrêter, mais tu es là, Ombre suspecte et non pas Onde
sensuelle.
Toute la différence entre la working class et les fils de.
Tu me chuchotes que je n'ai peut-être pas tout essayé, même si je
pense l'inverse.
Des années à envoyer du disque partout.
Je crois même que j'ai envoyé des cassettes, c'est vous dire combien
d'années je me suis accroché.
Les premiers accords, les groupes de reprises, les premières compos sur le magnétophone, les premiers groupes avec les potes et les bières dans le local de répet, les premiers concerts où l'on gerbe avant de monter sur scène, les engueulades à cause des petits egos enflés, les premiers splits, l'euphorie de jouer plusieurs fois par semaine, l'alcool, l'obsession maniaque, appeler les programmateurs, les rappeler, la première fois en studio, douloureuse, où l'on se remet complètement en question, en ressortir plus fort avec l'Objet, les premières chroniques sur le net et dans la presse, les groupes parallèles, les beaux moments et les amitiés nées grâce à la musique, les EPs autoproduits, les albums maudits, la route, la route et encore la route, dormir sur la moquette, aller distribuer ses disques chez les majors et les indés, les premières parties formatrices, la télé.
Un beau jour on doit rendre les gants.
Et se laisser mourir.
dimanche 30 mai 2010
Stagnation véritable.
Retour de chez Luc, ouch que ça fait mal le retour à la vie où il faut gagner de l'argent.
C'est toujours bien d'être entouré de gens à qui ça ne bourre pas le mou de parler musique.
De bonnes choses en sortiront, c'est sûr.
Ma chambre était appréciée par les araignées, mais c'était le prix à payer pour un calme olympien et de grands espaces arrosés.
J'aime beaucoup ce que j'ai ébauché ou fignolé là-bas, en collaboration souvent.
Depuis, je me suis pris ma ville ou plutôt quelques-uns de ses habitants dans la gueule, ce qui ramène à la réalité, et puis je me suis produit dans l'espace musique d'une médiathèque qui m'a permis entre autres il y a fort longtemps de découvrir -entre autres- Led Zeppelin.
Le but maintenant est d'écrire et de composer, et de finir ce qui a été commencé en Normandie.
Plus de concerts prévus, là je souffre, c'est un peu le nerf de ma guerre qui a éclaté.
C'est toujours bien d'être entouré de gens à qui ça ne bourre pas le mou de parler musique.
De bonnes choses en sortiront, c'est sûr.
Ma chambre était appréciée par les araignées, mais c'était le prix à payer pour un calme olympien et de grands espaces arrosés.
J'aime beaucoup ce que j'ai ébauché ou fignolé là-bas, en collaboration souvent.
Depuis, je me suis pris ma ville ou plutôt quelques-uns de ses habitants dans la gueule, ce qui ramène à la réalité, et puis je me suis produit dans l'espace musique d'une médiathèque qui m'a permis entre autres il y a fort longtemps de découvrir -entre autres- Led Zeppelin.
Le but maintenant est d'écrire et de composer, et de finir ce qui a été commencé en Normandie.
Plus de concerts prévus, là je souffre, c'est un peu le nerf de ma guerre qui a éclaté.
lundi 19 avril 2010
Post-descente.
Ouaip, ouch : plus d'un mois que j'ai pas posté.
Comme s'il y avait trop de choses à dire.
Et en même temps, comment les raconter ?
Le Bus Palladium : surréaliste, surtout quand Louis Bertignac s'est pointé.
Boeuf, donc.
Myself rentré vers 6h du matin à la casa, réveil à 9h30, à vos ordres.
Rompez.
Puis départ pour les balances du Bataclan, défoncé grave.
Mais l'immensité du lieu balance l'électrochoc de frissons dans mes avant-bras, puis l'adrénaline se charge du reste de mon corps.
Je tiens debout.
Balance terminée, je replonge dans une léthargie finalement puissamment salvatrice.
Et l'heure du concert arrive.
C'est trop court, bien sûr : on goûte au fruit défendu, juste une bouchée voyons ! Pas plus.
Extase, puis on nous retire le truc de la bouche, c'est pas juste je vous jure.
Pascal Nègre passe dire que c'était cool.
After.
Puis autre after, autre part, dans un club select de la capitale.
Je rentre m'écrouler dans ma chambre d'hôtel, comme liquéfié.
Chez moi le lendemain je dévore "The Dirt" et j'ai une gastro sidérante, tout fout le camp.
Je finis "The Dirt".
Je suis amorphe, vidé.
Une fois remis, angine. J'erre malade dans les méandres du post-Bataclan, et ça fait mal.
Plus rien.
Plus de nouvelles.
J'ai envie de jouer, de revoir mes potes musiciens, de remettre ça.
Mais rien.
Puis je pars à Londres m'oxygéner la tête chez mon pote Gautier, l'ancien batteur de Leave tu sais.
Camden, Portobello, puis on joue dans un pub à deux, à l'ancienne, et ça me fait du bien.
Retour en France malgré les grèves de merde.
Day off, alors je compose, je travaille sur mon home studio artisanal.
Accouchement pénible de plusieurs embryons pas finis, mais qui respirent.
Certains meurent à la naissance.
D'autres vomissent leurs idées avant de rendre l'âme.
Alors on récupère les organes pour les coller à l'arrache sur d'autres corps bleus qui reprennent vie grâce à ce collage de fortune.
On se prend pour le Démiurge et on se sent vivant, bordel.
Ensuite je pars à Paris, où j'apprends plusieurs bonnes nouvelles, je vais voir Sorel sur une péniche le soir, pour le lendemain partir à Montpellier malgré les grèves de merde.
Beau temps, là-bas et je retrouve des potes, ça fait du bien.
2 concerts, pas mal de fous rires, merde je deviens normal ou quoi.



(Photos prises par l'obséquieux Stéphane Portier)
Comme s'il y avait trop de choses à dire.
Et en même temps, comment les raconter ?
Le Bus Palladium : surréaliste, surtout quand Louis Bertignac s'est pointé.
Boeuf, donc.
Myself rentré vers 6h du matin à la casa, réveil à 9h30, à vos ordres.
Rompez.
Puis départ pour les balances du Bataclan, défoncé grave.
Mais l'immensité du lieu balance l'électrochoc de frissons dans mes avant-bras, puis l'adrénaline se charge du reste de mon corps.
Je tiens debout.
Balance terminée, je replonge dans une léthargie finalement puissamment salvatrice.
Et l'heure du concert arrive.
C'est trop court, bien sûr : on goûte au fruit défendu, juste une bouchée voyons ! Pas plus.
Extase, puis on nous retire le truc de la bouche, c'est pas juste je vous jure.
Pascal Nègre passe dire que c'était cool.
After.
Puis autre after, autre part, dans un club select de la capitale.
Je rentre m'écrouler dans ma chambre d'hôtel, comme liquéfié.
Chez moi le lendemain je dévore "The Dirt" et j'ai une gastro sidérante, tout fout le camp.
Je finis "The Dirt".
Je suis amorphe, vidé.
Une fois remis, angine. J'erre malade dans les méandres du post-Bataclan, et ça fait mal.
Plus rien.
Plus de nouvelles.
J'ai envie de jouer, de revoir mes potes musiciens, de remettre ça.
Mais rien.
Puis je pars à Londres m'oxygéner la tête chez mon pote Gautier, l'ancien batteur de Leave tu sais.
Camden, Portobello, puis on joue dans un pub à deux, à l'ancienne, et ça me fait du bien.
Retour en France malgré les grèves de merde.
Day off, alors je compose, je travaille sur mon home studio artisanal.
Accouchement pénible de plusieurs embryons pas finis, mais qui respirent.
Certains meurent à la naissance.
D'autres vomissent leurs idées avant de rendre l'âme.
Alors on récupère les organes pour les coller à l'arrache sur d'autres corps bleus qui reprennent vie grâce à ce collage de fortune.
On se prend pour le Démiurge et on se sent vivant, bordel.
Ensuite je pars à Paris, où j'apprends plusieurs bonnes nouvelles, je vais voir Sorel sur une péniche le soir, pour le lendemain partir à Montpellier malgré les grèves de merde.
Beau temps, là-bas et je retrouve des potes, ça fait du bien.
2 concerts, pas mal de fous rires, merde je deviens normal ou quoi.



(Photos prises par l'obséquieux Stéphane Portier)
jeudi 18 mars 2010
Get in the Bus.
mardi 16 mars 2010
La fuite.
J'ai choisi la fuite.
Je me cache.
Là où il fait noir, où l'on ne me voit pas.
Oisillon perdu, envie de bouffer la vie mais des plombs aux ailes, le café me rend tremblant, je toussote, j'ai pas envie de voir ce qu'il y a en moi.
J'ai jamais ne serait-ce qu'une seconde caché mon aversion pour celles et ceux que tu croyais connaître sous l'odieux prétexte de les avoir fréquentés deux ou trois fois.
Tu le sais.
Mais là tout va trop vite, trop loin et l'envie est passée comme elle était venue.
Feu follet.
Fugace.
Je me cache.
Là où il fait noir, où l'on ne me voit pas.
Oisillon perdu, envie de bouffer la vie mais des plombs aux ailes, le café me rend tremblant, je toussote, j'ai pas envie de voir ce qu'il y a en moi.
J'ai jamais ne serait-ce qu'une seconde caché mon aversion pour celles et ceux que tu croyais connaître sous l'odieux prétexte de les avoir fréquentés deux ou trois fois.
Tu le sais.
Mais là tout va trop vite, trop loin et l'envie est passée comme elle était venue.
Feu follet.
Fugace.
vendredi 12 mars 2010
Où est mon slim ?
Bon, j'écris ça juste avant de partir au boulot.
Ouaip, 3 tafs ça fait beaucoup pour un seul homme, je sais, mais la solution c'est que j'ai choisi délibérément de devenir schyzophrène, ainsi j'endosse tour à tour telle ou telle personnalité en fonction de tel job, et le tour est joué.
Hé hé.
Pas con le zouave.
Malgré ça c'est dur et j'en chie des ronds de chapeaux.
Merde, on dirait du Audiard.
Ou du Bernie Bonvoisin.
Bref. Toujours est-il que "malgré tout ça", je fais encore de la musique. Je me bats pour elle, comme les Enfoirés.
Le concert à Songeons, dont les fonds ont été reversés à Haïti, était vraiment cool, avec mon nouveau copain Monsieur Delecourt au piano, qui est un peu le Pino Latouca du rock indé, on s'est éclatés sur des compos et des reprises d'Elton John, de Lou Reed et d'Oasis.
Bouffée d'oxygène, en plus y avait plein de hippies hyper à gauche, du coup je me sentais dans mon élément.
Moins d'agents immobiliers et plus de hippies, voilà peut-être la solution.
Bref.
Ensuite est venu le concert au Scopitone avec Ken Stringfellow, grand moment mes amis, très rock'n roll la presta de Monsieur, il assure le bougre.
Surréaliste moment.
Passé.
Maintenant je dois travailler le Bataclan, qui arrive à grand pas.
Tour de chauffe au Bus Palladium la veille.
Je ne déclenche pas l'excitation, je socialise rarement, mais je suis un chanteur populaire qui a eu son petit succès dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques.
Ouaip, 3 tafs ça fait beaucoup pour un seul homme, je sais, mais la solution c'est que j'ai choisi délibérément de devenir schyzophrène, ainsi j'endosse tour à tour telle ou telle personnalité en fonction de tel job, et le tour est joué.
Hé hé.
Pas con le zouave.
Malgré ça c'est dur et j'en chie des ronds de chapeaux.
Merde, on dirait du Audiard.
Ou du Bernie Bonvoisin.
Bref. Toujours est-il que "malgré tout ça", je fais encore de la musique. Je me bats pour elle, comme les Enfoirés.
Le concert à Songeons, dont les fonds ont été reversés à Haïti, était vraiment cool, avec mon nouveau copain Monsieur Delecourt au piano, qui est un peu le Pino Latouca du rock indé, on s'est éclatés sur des compos et des reprises d'Elton John, de Lou Reed et d'Oasis.
Bouffée d'oxygène, en plus y avait plein de hippies hyper à gauche, du coup je me sentais dans mon élément.
Moins d'agents immobiliers et plus de hippies, voilà peut-être la solution.
Bref.
Ensuite est venu le concert au Scopitone avec Ken Stringfellow, grand moment mes amis, très rock'n roll la presta de Monsieur, il assure le bougre.
Surréaliste moment.
Passé.
Maintenant je dois travailler le Bataclan, qui arrive à grand pas.
Tour de chauffe au Bus Palladium la veille.
Je ne déclenche pas l'excitation, je socialise rarement, mais je suis un chanteur populaire qui a eu son petit succès dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques.
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